dimanche 22 janvier 2017

Les philosophes par eux-mêmes






Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth
Les philosophes par eux-mêmes (16-19 janvier 2017)
(1/4) : Les Mots de Jean-Paul Sartre
avec Philippe Cabestan : professeur en Classes Préparatoires au Lycée Janson de Sailly à Paris et président de l'Ecole Française d'analyse existentielle ou Daseinsanalyse
2/4 Autobiographie de Bertrand Russell
avec Anne Françoise Schmid

«Trois passions simples mais irrésistibles, a écrit Bertrand Russell, ont commandé ma vie: le besoin d'aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain ces passions comme de grands vents m'ont poussé à la dérive, de-ci, de-là, sur un océan d'inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords mêmes du désespoir.»
C'était bien donner le ton de cette Autobiographie exceptionnelle en tous points. Elle nous permet de retrouver un personnage hors normes à la vie riche en événements de toutes sortes, dont les deux guerres mondiales qui ont ensanglanté et endeuillé le XXe siècle ne furent évidemment par les moindres. Tant il est vrai que sa vie durant, cumulant conquêtes intellectuelles et combats politiques, Bertrand Russell sut conjuguer comme personne la réflexion du logicien, ami de Wittgenstein et de Whitehead ou Moore, avec une action dans le siècle qui lui fit notamment connaître la prison en 1918 et une révocation de l'université à New York pour immoralité!
Plus d'un personnage célèbre a croisé notre héros tels Bernard Shaw, Joseph Conrad, D.H. Lawrence, Katherine Mansfield ou J.M. Keynes que l'on retrouvera au fil de ces pages. Traversée du XXe siècle à hautes altitudes, cet autoportrait d'un géant de l'époque est une lecture nécessaire pour les citoyens du XXIe siècle.
Bertrand Russell, Autobiographie (1872-1967), Ed. Belles-Lettres, 2012
Quatrième de couverture
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3/4 Montaigne : "C'est moi que je peins"
avec Alain Legros : chercheur associé au Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance, à l’Université François Rabelais de Tours
4/4 La Nacre et le rocher : une autobiographie de Robert Misrahi
avec Robert Misrahi : Professeur émérite de philosophie éthique à l'Université Paris 1-Panthéon Sorbonne

Tous les gouvernements mentent



Oliver Stone, Tous les gouvernements mentent (Canada, 2016)

En hommage à "Izzy" Stone, légendaire franc-tireur du journalisme, ses héritiers américains dressent un état des lieux accablant, et passionnant, des médias de masse aujourd’hui.

Isador Feinstein Stone, alias "I. F." ou "Izzy" Stone (1907-1989) est l’une des figures les plus glorieuses du journalisme américain : farouchement indépendant et engagé à gauche, il a battu en brèche durant des décennies la propagande gouvernementale, dénonçant les abus du maccarthysme comme la ségrégation raciale, la guerre du Vietnam comme la collusion entre l’industrie et le pouvoir. Au nom de sa devise, "Tous les gouvernements mentent", il défend âprement la liberté et la démocratie promises par la Constitution dans un bulletin hebdomadaire austère et dépourvu de toute publicité. Placé sous son autorité tutélaire, ce documentaire part à la rencontre de ses héritiers dans l’Amérique d’aujourd’hui – engagée au moment du tournage dans une campagne qui n’avait pas encore été couronnée par la victoire de Trump, mais avait déjà vu éliminé le candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders.

La "crème de la crème"

Ils forment la "crème de la crème" du journalisme indépendant de gauche américain et s’appellent Amy Goodman (Democracy now!), Jeremy Scahill et Glenn Greenwald (créateurs du site d’investigation The intercept, dans la foulée des révélations d’Edward Snowden sur la NSA, qu’ils ont contribué à rendre publiques), Matt Taibbi (chroniqueur politique pour Rolling Stone), David Corn (Mother Jones), Cenk Uygur (créateur de l’émission The young Turks)... On suit aussi John Carlos Frey dans l'enquête patiente qu'il mène au Texas, grâce au soutien financier d'une fondation, sur des charniers, vraisemblablement de migrants assassinés, dont les autorités se désintéressent totalement. Tous ont pour armes un métier qu’ils revendiquent avant tout comme un artisanat et un engagement, et la formidable puissance d’Internet, qui leur a permis de s’adresser directement au public sans dépendre de la publicité. Le réalisateur Michael Moore, le philosophe Noam Chomsky, mais aussi Carl Bernstein, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, le scandale du Watergate qui fit tomber Nixon, joignent leurs voix pour dresser un état des lieux à la fois accablant et passionnant du fonctionnement des grands médias aujourd’hui. Des networks télévisés comme ABC et NBC au vénérable New York times, la concentration croissante des titres, la course à l’audience et la confusion des intérêts publics et privés promeuvent une forme de propagande de masse – en particulier, depuis le 11-Septembre et l’invasion américaine de l’Irak, dans les domaines de la défense et de la sécurité. Une très convaincante enquête à charge qui, au-delà de la question américaine, invite à la réflexion tout citoyen soucieux d’être informé de l’état du monde.
Source : Arte

Trump ou de l'incertitude

Bernie Sanders aurait sans doute été le meilleur choix pour l'Amérique (et le monde), les démocrates en ont décidé autrement. Mauvaise nouvelle : Donald Trump est à la Maison blanche, bonne nouvelle : Hillary Clinton n'y est pas. Dans un premier temps la bonne nouvelle éclipse la mauvaise, l'exceptionnalisme américain en prend un coup et par là même le risque d'une guerre chaude avec la Russie s'éloigne.

  

Quatre choses à retenir du discours d'investiture de Donald Trump
Le 20 janv. 2017 - RT

A la tribune, le nouveau président américain Donald Trump a prononcé un discours d'une vingtaine de minutes. Au menu : protectionnisme, fin de l'interventionnisme à l'étranger, retour des emplois vers les Etats-Unis et lutte contre le terrorisme.

En finir avec l'interventionnisme à l'étranger et s'occuper des affaires de son propre pays

Devant une foule enthousiaste, Donald Trump, évoquant la politique étrangère de Washington, a souhaité souligner que désormais, les Etats-Unis ne pratiqueraient plus l'interventionnisme dans d'autres pays pour imposer leur mode de vie et qu'ils se focaliseront sur les problèmes à l'intérieur de leur propres frontières :

Nous rechercherons l'amitié avec tous les pays du monde. Nous ferons cela avec la compréhension que c'est le droit de chaque pays de placer ses intérêts d'abord. Nous n'imposerons pas notre mode de vie mais nous dirigerons plutôt par l'exemple. 

Source (et suite) du texte :  RT
Lire aussi : Vous voulez lire le discours de Donald Trump ? Le voici, en français, Radio Canada, le 20 janvier 2017
Donald Trump: Conférence de presse integrale du 11/01/17 en français

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Les projets économiques du Président Trump
Par Jacques Sapir, le 20 janvier 2017 - RussEurope

Ce vendredi 20 janvier, M. Donald Trump est donc entré en fonction comme 45ème Président des Etats-Unis. Il a prononcé un discours d’investiture qui était très attendu pour les différentes précisions qu’il devait apporter sur son programme. Au-delà des manifestations tant de joie que de colère que cette inauguration du nouveau Président a immanquablement provoquer, un certain nombre d’interrogations se pose. Dès avant son investiture, Donald Trump a commencé à dévoiler son programme économique. En choisissant d’inciter certaines entreprises, en particulier dans le secteur automobile, à revenir sur le territoire des Etats-Unis, il a donné une première image de ce que pourrait être sa présidence. Il a bien montré quels seront ses futurs adversaires, les grandes puissances mercantilistes comme la Chine ou l’Allemagne, mais aussi – dans une moindre mesure – le Mexique et le Canada.

La question des réductions fiscales

Il s’est engagé tant sur des réductions d’impôts que sur un programme de relance budgétaire. De ce point de vue, son programme économique apparaît peu différent de celui de Ronald Reagan quand il fut élu en 1980. Mais, la situation économique des Etats-Unis n’est plus celle des années 1980. Une extrapolation du « reaganisme » n’est donc pas possible. La structure fiscale des Etats-Unis est aujourd’hui extraordinairement inégalitaire. Les plus riches, ceux que l’on appelle les « 1% » de la population, concentrent aujourd’hui encore une grande partie des la richesse, qu’elle soit produite ou accumulée, et concentrent aussi une part décisive des exemptions fiscales. L’enjeu du programme de Donald Trump est donc clair. Si Donald Trump se décidait en faveur d’exemptions favorisant la classe moyenne, ce serait, pour le coup, une véritable révolution. Les différents projets sur lesquels il a communiqué, et en particulier la taxe sur le chiffre d’affaires produits aux Etats-Unis, dans un pays qui ne connaît pas la TVA, pourraient changer significativement la situation fiscale.

jeudi 19 janvier 2017

Les cobayes de la CIA

MAJ de la page : MK-UltraUn Village empoisonné par la CIA ? Pont Saint-Esprit 1951 (autre documentaire de Olivier Pighetti)

Un demi-siècle de documents secrets de la CIA désormais disponibles en ligne
Le 18 janv. 2017

La CIA a mis en ligne près de 13 millions de pages de documents déclassifiés, dont des articles sur le rôle des Etats-Unis dans le renversement de gouvernements étrangers, ainsi que sur d'obscures méthodes de contrôle mental.
Source (et suite) du texte : RT
Site officiel : CIA library / MK-Ultra
Dossier du New-York Times (1977) : Project MK-Ultra

Lire aussi : Quand la CIA utilise du LSD pour des expériences sur la conscience, Sputniknews, le 7 septembre 2016
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Remarque : Ce que l'on sait sur ces projets (MK-Ultra, ...) provient de quelques cartons (20 000 documents) retrouvés fortuitement, l'ensemble (bien plus important) ayant été brûlé par les responsables de la CIA pour échapper aux enquêtes et condamnations. On peut donc raisonnablement penser qu'il ne s'agit là que de la pointe de l'Iceberg, d'actes d'une inhumanité qui n'a rien à envier aux pires expérimentations de l'histoire.



Olivier Pighetti, Les Cobayes de la CIA, documentaire sur les projets Bluebird, Artichoke, MK-Delta et MK-Ultra (RTBF, Retour aux sources, 13 janvier 2017)



Interview de Olivier Pighetti à propos de son documentaire (RTBF janvier 2017)

Les cobayes de la CIA est un film historique, accusateur, et documenté sur la face occulte de ce qui s'est passé dans les années 50, 60 et 70 aux Etats-Unis. Sous prétexte de recherches sur le cerveau humain, des dizaines de milliers de personnes vont servir de cobayes non volontaires et devenir des rats de laboratoires au service d’un programme de recherche top secret de la CIA. Ces cobayes étaient recrutés parmi les indigents, les déshérités, dans les prisons, les hôpitaux, les casernes et même les orphelinats. But de la manœuvre : effacer la mémoire, trouver un moyen pour faire avouer un ennemi, fabriquer une machine humaine prête à tuer contre son gré. Avec un cynisme froid et une volonté sans limite, dans une ambiance de guerre froide, les américains ont tout tenté pour trouver " l'arme parfaite " qui permettrait d'asservir des individus ou des populations entières. Cette course à l'arme idéale a ainsi mené à des manipulations folles et terrifiantes afin de s'assurer la suprématie sur les autres pays du monde.

À l'aide d'images d’archives fortes, de témoignages de survivants, de documents secrets déclassifiés ou encore d’interviews de membres retraités de la CIA ou de l'armée, le documentaire montre d'une façon rigoureuse comment la CIA a mis en place une politique de la terreur, en se servant avant tout du LSD, qui semblait la drogue la plus " prometteuse ", mais aussi des électrochocs, des lobotomies, de l'hypnose… Tout citoyen pouvait un jour se retrouver " cobaye " non volontaire de la CIA.

Ce documentaire démontre l'implication forte des services américains pour infiltrer, financer et recruter des chimistes qui étaient pour la plupart de brillants éléments de la société civile. Il montre enfin comment les hommes de la CIA et de l'armée ont pu agir sans aucune considération pour la vie d'autrui.
Source : RTBF
 

Harcèlement sexuel le fleau silencieux



Olivier Pighetti, Harcèlement sexuel le fleau silencieux (France 5, 3 janvier 2017)

Les psychiatres s'accordent à dire que les traumatismes du harcèlement sexuel peuvent être aussi violents que ceux d'un viol. Laury et Gwenaëlle, terrifiées par le patron d'une PME, ont déménagé pour ne plus le croiser et fondent en larmes à l'idée de passer devant leur ancienne entreprise. Cristina tombe en syncope le jour du procès de son ancien directeur. Catherine, qui a subi onze ans de mains baladeuses et d'humiliations par un ancien maire, ne peut plus rentrer dans une mairie. Pendant un an et demi, ce film a suivi la lutte de quatre femmes qui ont dû se battre pour que la justice ne classe pas leur dossier sans suite.
Source : France 5
 

Mort sur ordonnance



Olivier Pighetti, Mort sur ordonnance (RTS, France 5, janvier 2015)

Anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères et autres tranquillisants sauvent des vies, mais de nombreux experts parlent aussi de «bombes à retardement» : ils seraient à l'origine de vagues de suicides, de troubles de comportement graves, d'homicides et certains seraient plus addictifs que les drogues dures. Aux Etats-Unis, les procès intentés par les victimes ont coûté des milliards de dollars aux industries pharmaceutiques. Pourtant, ces médicaments restent un best-seller planétaire et, en tant que premier consommateur mondial, la France représente un véritable tiroir-caisse. Ce film montre la dangerosité potentielle de ces molécules et analyse comment l'industrie pharmaceutique a verrouillé le marché, avec un cynisme effrayant.
Source : France 5




De l'antidépresseur au meurtre (Planète +, Danemark, 2015)

L'antidépresseur est un médicament qui s'attaque aux dérèglements biologiques et chimiques liés à l'anxiété et à la dépression. Quand a été commercialisé le premier d'entre eux, le Prozac, ce cachet représentait un vrai miracle pour de très nombreuses personnes en souffrance. D'autres laboratoires ont lancé leurs propres antidépresseurs et, depuis, les ventes n'ont jamais cessé d'augmenter à tel point que, aux États-Unis, 15% de la population est sous antidépresseur. Dépression mais aussi insomnie, anxiété, troubles alimentaires : le Prozac et ses cousins sont présentés comme la réponse à tous ces maux par des commerciaux au discours bien rôdé

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