dimanche 30 septembre 2012

Richard Moss


Richard Moss a obtenu son doctorat de médecine en 1972 au New York Medical College. Après quelques années de pratique en tant que généraliste, il réalisa qu'il était appelé à servir la vie d'une façon différente.
Depuis lors, son travail a été d'un grand apport à d'innombrables personnes, actives dans des domaines variés. Il a aussi initié des prises de consciences auprès d'organismes liés aussi bien à la santé, qu'au monde des affaires et de l'enseignement.
Il est l'auteur de cinq livres qui ont été traduits en cinq langues. Richard Moss enseigne en Europe, en Amérique du Sud ainsi qu'aux États-Unis. Il habite en Californie.

"En 1977, au début de ma carrière en tant que médecin, j'ai eu une réalisation spontanée qui a changée la compréhension de moi-même et de la vie si totalement que j'ai commencé un nouveau voyage fait d'apprentissage et de découverte ainsi qu'une nouvelle carrière partageant l'éveil de la conscience avec d'autres. Depuis le début je savais qu'il m'avait été donné une expérience directe de l'ineffable celui écrit par les mystiques et les saints. Mais la vie me montra rapidement que toute expérience de ce type reste partielle tant qu'elle n'est pas incarnée dans de saines relations".
Source (et suite) du texte : richard moss


Bibliographie :
- Plénitude, empathie, résilience. Apprendre le pouvoir de la Présence, Ed. Le Souffle d'or, 2012A
- La Mandala de l'être, Ed. Albin Michel, 2008
- Le Papillon noir, Ed. J'ai Lu, poche, 2006.
- Le deuxième miracle, Ed. Le Souffle d'or, 1997.
- Paroles des deux mondes, Ed. du Relié, 2006
- Ce je qui est nous, Ed.Le Souffle d'or.
En ligne :
Site internet (en fr) : richard moss enrope
Présentation du mandala de l'être : vivre libre

Richard Moss donnera une conférence à Genève le mercredi 30 janvier 2013, 20h 15 (Uni Mail, salle MS150).


La pratique spirituelle n'a pas vocation à grandir en se positionnant au-dessus de la vie de tous les jours, mais à entrer bien plus dans la vie et dans chacun de ses aspects. Le travail spirituel est de voir nos habitudes, nos conditionnements  nos réactions automatisées, nos façons de nous protéger ou de nous identifier et donc de nous sentir séparés des autres et d'agir comme si c'était le cas. C'est la racine de la peur et de tout conflit. (...)
Le chemin est pour moi d'apprendre à avoir un esprit spacieux et un corps détendu, alerte, même au coeur des plus grandes tourmentes.
Parfois je me sens perdu, j'ai l'impression de ne rien savoir, et en même temps je ressens ce sentiment d'être sans limite, qui émerge au beau milieu de cette peur et de cette ignorance. C'est par le fait même de pouvoir regarder la peur en tant qu'objet et non comme une réalité qui nous domine, de voir la peur comme une force dans nos vie sans qu'elle ne gouverne, que cette voie d'approfondissement de la conscience nous guérit. La peur est là, mais il  a aussi ce grand espace en lequel nous somme conscient de la peur. Notre identification nous rend petits et nous perdons la connexion avec cet état de conscience élargie. C'est pourquoi nous souffrons vraiment. Mais si nous arrivons à résister à cet engloutissement dans l'identification, la souffrance se manifestera encore mais ne nous blessera plus. Elle ne nous rendra plus malade, ne nous conduira plus à faire du mal aux autres. Le contexte dans lequel est vécue la souffrance change. Nous cessons de rajouter de la souffrance à la souffrance. Nous ne projetons plus nos propres insatisfactions et nos peurs sur les autres. Nous arrêtons de vivre dans un mode constant de défense et de réactivité. La vie va continuer à nous mettre face à des situations difficiles, nous verrons parfois les gens devenir violents, s'emplir de colère, d'amertume, de ressentiments, d'anxiété mais même dans ces situations, nous n'avons pas à laisser cela se produire en nous. La vie est comme un théâtre. Parfois, nous avons l'impression de vivre une sorte de tragédie grecque, mais nous pouvons décider de ne pas laisser la situation nous transformer en une personne coléreuse ou amère parce que c'est notre choix. (...)
Continuer à revenir à la conscience de votre respiration. Continuez à revenir à la conscience de ce que vous voyez et entendez. Revenir à vos sens et commencer à observer ce que votre esprit vous raconte. Plus vous êtes présent dans votre corps et plus votre esprit sera silencieux. Votre état d'être soudain se modifie. Vous vous sentez libéré de la peur, il y a clarté. Vous connaissez avec justesse l'action que vous devez accomplir. (...)
Vous ne pouvez pas ne pas vivre dans ces deux univers différents, l'intemporel et le temporel, le Sans-nom et le nommable. Mais ils ne sont pas vraiment séparés, vous pouvez les rassembler. C'est de cette façon que le rire jaillit plus souvent, que le pardon est plus souvent accordé, que la paix et l'acceptation grandissent. Vous vous éclairez de l'intérieur, il y a un courant, une présence qui vous rend de plus en plus proche de vous-même, et de tout ce qui existe. Pour autant que je puisse dire, il n'y a pas de fin à ça.
Extrait de : Revenir au présent, interview paru dans le dernier no de la revue 3e millénaire intitulé "Qu'est-ce que la vie ?"
Site internet : 3e millénaire



(Si les sous-titres fr n'apparaissent pas cliquez sur CC). 


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