lundi 13 mai 2013

Fabienne Verdier


Fabienne Verdier, née le 3 mars 1962 à Paris, est une artiste peintre française.

Fabienne Verdier débute par un apprentissage de presque dix ans en Chine. Après des études à l'École supérieure des beaux-arts de Toulouse, elle a vingt ans dans les années 1980 quand elle décide de tout quitter et de partir en Chine pour tenter de comprendre, au contact des derniers grands peintres, encore traumatisés par la Révolution Culturelle la force et la souplesse du trait en peinture.

En Chine, elle partage un temps la vie spartiate des étudiants du Sichuan. Elle sera la camarade de classe du peintre Zhang Xiaogang. La République populaire qu'elle découvre ainsi de l'intérieur, entre la Révolution culturelle et la grande révolte des étudiants de 1989, est bien différente de la Chine dont elle rêvait. L'omniprésence et la surveillance constante du Parti ne facilitent pas les contacts qu'elle recherche : les lettrés versés dans les arts anciens, peintres, calligraphes, sculpteurs de sceaux, ne répondent plus aux normes du réalisme socialiste. À force de persévérance, elle poursuit donc son apprentissage et sa quête, tant artistique que philosophique. Elle quitte la Chine au bout de dix ans, enrichie de ce bagage, et écrit le récit de ce séjour publie en 2005 sous le titre "Passagère du silence: dix ans d'initiation en Chine" aux éditions Albin Michel

Fabienne Verdier vit et travaille maintenant en France. Elle peint sur de grands châssis posés au sol avec de nouveaux outils qu'elle a confectionnés elle-même et qui lui permettent une approche nouvelle du trait et de la forme. Elle cherche à explorer les liens entre le mouvement, la matière et la force fondamentale de la gravitation.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Autre biographie : Fabienne Verdier (site officiel)


Bibliographie :
- Les singes crient leur chagrin, Ed. Musée Kwok on, 1984
- Rêves de pierres, Ed. Paroles d’Aube, 1995
- Quand les pierres font signes, texte de François Cheng, Ed. Voix d'encre, 1997
- Le chant des crapauds taoïstes, Ed. Kwok on, 1997
- Poésie chinoise, avec François Cheng, Ed. Albin Michel, 2000
- L'Unique Trait de pinceau, avec Cyrille Javary et Jacques Dars, Ed. Albin Michel, 2001
- Passagère du silence, Ed. Albin Michel, 2005
- Récit de ses dix années d'apprentissage en Chine.
- La Forme des pierres après le passage du vent, texte d'Anne Pion, Ed. Voix d'encre, 2005
- Entre ciel et terre, Ed. Albin Michel, 2007
- Création d'un travail pour le revue d'art Trou n° XIX, avec un texte de Charles Juliet, 2009
- L'esprit de la peinture : Hommage aux maîtres flamands, Ed. Albin Michel, 2013
Filmographie :
Philippe Chancel, Fabienne Verdier, Flux (2010)
Mark Kidel, Fabienne Verdier, Peindre l'instant (52', 2012)
Etudes :
Charles Juliet, Entretien avec Fabienne Verdier, Albin Michel, 2007
Peinture, catalogue de l'exposition à la Galerie Jaeger Bucher, 2009
Doris Von Drathen, Fabienne Verdier, Kunstler, 2010
Corinna Thierolf et Eric Fouache, Palazzo Torlonia, Fabienne Verdier, Éditions Xavier Barral, 2011
Michael Peppiatt, Fabienne Verdier, Editions Art Plural Gallery, 2013
En ligne :
Site officiel : Fabienne Verdier
Emissions radio :
Fabienne Verdier, Peintre : RTS (1h56', 2011 - mp3)
L'Atelier de Fabienne Verdier : France Inter (38', 2011)
La spiritualité dans l'art de peindre : FC (2013) - voir plus bas
Articles :
Fabienne Verdier, La quête absolue : Clé




Pèlerinage au Mont des Intentions pures


.. se connaître est essentiel. Si on ne se connaît pas, on reste soumis aux conditionnements issus de l'enfance, de la famille, de l'éducation reçue, du milieu social où l'on a grandi, de la personnalité dont on a hérité ou qui nous a été imposée. Prendre conscience de ces conditionnements, c'est s'en libérer, et aussi ne plus vivre dans la prison du moi ou de l'égocentrisme. C'est pouvoir devenir soi-même et pouvoir penser par soi-même. C'est agrandir son espace intérieur, se découvrir des nouvelles énergies, de nouvelles potentialités.
Extrait de : Charles Juliet, Entretien avec Fabienne Verdier
Commande sur Amazon : Entretien avec Fabienne Verdier


L'Illimité


En peinture, le vide est une notion importante. Il est ce fond sur lequel se détachent et demeurent les formes que vous inscrivez sur lui. Ce fond, comment le préparez-vous ? Est-il absolumment uniforme ? Et quelle teinte choisissez-vous de lui donner ?

Ma préoccupation première quand je commence une oeuvre c'est l'évocation du vide. Au commencement était le vide... Je prends un temps absolu à l'inventer, car il me semble essentiel.
Le fond d'un tableau reflète pour moi l'immensité du vide, l'espace de tous les possibles. Notre maison-mère, la matrice d'où peut naître toutes les substances du monde. J'ai appris à vivre en lui, je l'apprivoise, je le nomme le "Mystérieux", "le Grand Subtil". J'ai besoin de matérialiser sa chair en couches et sous-couches de présence et d'absence qui fluctuent. Sorte de fluide de mouvances incessantes comme s'il véhiculait des puissances inconnues en métamorphoses perpétuelles.
Je peins mon vide de tableau comme une parcelle d'univers prête à recevoir... Et je me laisse emporter à observer sa profondeur comme si c'était ma véritable demeure. Je me perds dans son illimité, je plonge dans ses tourbillons, ses remous, ses secousses de vents sans savoir où je vais. J'ignore ce que je contemple, je ne vois pas. Je suis dans le non-visible, et pourtant je laisse advenir au bout du pinceau ce qui cherche à naître. J'ai l'impression d'entrer et de me fondre dans une grande vacuité mouvante.
Une fois ce vide matérialisé sur un fond de tableau, je peux passer des heures, des jours devant, à méditer. Le vide est un espace perturbant de densités impétueuses et éclatantes. Des émergences, des coïncidences à ne plus savoir où donner de la tête. On en deviendrait fou. A l'observer sans cesse surgit "le tout"en manifestation singulière. C'est une prise de conscience épuisante et vertigineuse pour le petit corps éphémère que je suis. Mais ne sommes-nous pas tous nés et gouvernés par le vide, ce grand "Maître transparent", ce "Presque Rien" impalpable ?
Extrait de :  Entre ciel et terre
Commande sur Amazon : Entre ciel et terre




Les Racines de Ciel par Frédéric Lenoir, Keili Anvar (12.05.2013)
La spiritualité dans l'art de peindre avec Fabienne Verdier
Commande sur Amazon : L'esprit de la peinture : Hommage aux maitres flamands



Philippe Chancel, Fabienne Verdier, Flux (2010)
De septembre 2009 à juin 2010, Fabienne Verdier s’est consacrée à relever un défi artistique dont elle mesurait l’ampleur en toute humilité.
L’artiste plasticienne est descendue dans la grande fosse de son atelier du Vexin pour se confrontrer au jour le jour à l’exécution de quatre fresques monumentales destinées aux murs du Palazzo Torlonia à Rome. Sans doute l’oeuvre que Fabienne Verdier accomplit sous nos yeux présente-t-elle un caractère exceptionnel. Ce fut l’enjeu d’une aventure à l’issue abstraite mais au travail concret, fait de retenues et de fulgurances, d’attentes et de passages, d’instants de doute et de pure grâce, qui nous confrontent aussi à un réel mystère sur les rives figurées du temps et de l’espace.






Hommage au Japon






Mark Kidel, Fabienne Verdier, Peindre l'instant (52', 2012), Extraits.

J’ai eu la chance de pouvoir travailler et de rencontrer, dans les années 1980, quelques grands maîtres en Chine, qui avaient entre 80 et 100 ans : les derniers détenteurs de ces traditions millénaires. C’étaient des êtres comme je n’en avais jamais rencontrés, d’une modestie, d’une humilité, d’une extrême bonté. 
ll m’a fallu des années pour être à l’écoute, pour être plus réceptive et pour commencer à avoir à dire en peinture.
Chaque lieu de travail est organisé presque comme un rituel. Quand je prépare une séance de travail, j’organise comme un petit temple autour de moi avec des études que j’ai pu faire, des fragments de dessins… 
Le peintre est un chercheur. Il a besoin de se retirer du monde pour pouvoir s’extraire du temps des hommes, pour rentrer dans celui de la méditation et il n’y a que le silence qui permet ça. 
Quand je peins un arbre, je deviens l’arbre ; quand je peins l’eau, je deviens l’eau (…), et la chose naît d’elle-même, je la vis intensément avec mon cœur et elle apparaît par moments de façon abstraite, de cette manière-là. 
Extrait de : Marik Kidel, Fabienne Verdier, Peindre l'instant
Source : France 5




Fabienne Verdier, Ina (2012)



Exposition à la galerie Jaege. 

Autres petites vidéo (10) : Art Plural Gallery

Voir aussi la page : Enzo ou cercle proche
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...